Résultats d'essais en laboratoire : ce que les purificateurs LaVie et le filtre OPropre éliminent
Les purificateurs LaVie éliminent 73 à 80 % du chlore libre de l'eau du robinet en 15 minutes, sans filtre, par photolyse UV-A (lumière à 365 nm). C'est le chlore qui donne à l'eau du robinet son goût et son odeur. Le filtre sous évier OPropre réduit de 99 % le TFA, un PFAS très répandu, d'après un laboratoire indépendant allemand (TZW). Cette page présente tous nos résultats, avec le laboratoire, la date, les conditions d'essai et le rapport complet.
- 73 à 80 %du chlore libre éliminé en 15 min par le purificateur
- 100 %du diclofénac (médicament) dégradé en 15 min, en eau chlorée
- 99,99 %des bactéries E. coli éliminées en 15 min, sans revivification (étude publiée, 2025)
- −99 %de TFA (PFAS) avec OPropre, mesuré par TZW Karlsruhe
Purificateurs LaVie : photolyse UV-A
Le purificateur expose l'eau du robinet, dans une bouteille en verre, à une lumière UV-A de 365 nm pendant 15 minutes. Sous cette lumière, le chlore présent dans l'eau se décompose et produit des espèces très réactives, dont des radicaux hydroxyles, qui dégradent à leur tour une partie des polluants organiques. Le chlore disparaît donc, et avec lui le goût et l'odeur qu'il donne à l'eau. Cette technologie est brevetée.
| Polluant | Résultat | Conditions d'essai | Laboratoire, date | Rapport |
|---|---|---|---|---|
| Chlore libre (goût, odeur) | 0,56 → 0,15 mg/L en 15 min (−73 %) ; plus de 80 % dans une seconde série d'essais | Eau du robinet, 1 L, 15 min | Laboratoire de Chimie de l'Environnement (LCE), Aix-Marseille Université – CNRS, 2019 et 2020 | PDF (en anglais) |
| Diclofénac (anti-inflammatoire) | 100 % dégradé en 15 min dès 0,5 mg/L de chlore libre | Eau du robinet dopée à 0,5–2,5 mg/L de diclofénac | LCE, Aix-Marseille Université – CNRS, 2020 | PDF (en anglais) |
| Carbamazépine (antiépileptique) | Environ 65 % dégradés en 15 min | Eau du robinet chlorée, dopée à 1 mg/L | LCE, Aix-Marseille Université – CNRS, avril 2019 | PDF (en anglais) |
| Glyphosate (herbicide) | 42 à 95 % dégradés en 15 min | Environ 1 µg/L de glyphosate, 0,1 à 0,2 mg/L de chlore libre, trois essais | LCE, Aix-Marseille Université – CNRS, 2022–2023 | PDF (en anglais) |
| Chlordécone (pesticide) | Environ 36 % dégradés en 15 min (36,1 ± 5,6 %, trois essais) ; 31 % en eau chlorée et 15 % sans chlore à faible concentration | Eau du robinet dopée à environ 1 mg/L (15 min) et à 11,5 µg/L (30 min) ; témoin à l'obscurité inférieur à 6 % | LCE, Aix-Marseille Université – CNRS, mars–décembre 2020 ; analyses La Drôme Laboratoire | Page de l'étude |
| Escherichia coli (bactérie fécale) | Élimination totale en 15 min, soit 3,9 à 4,5 log (99,99 %), avec ou sans chlore ; aucune bactérie revivifiée 24 h après | Deux souches, 8 500 à 27 900 UFC/L, eau du robinet, chlore 0 ou 0,2 mg/L | LCE et IMBE, Aix-Marseille Université – CNRS ; publié dans Journal of Water Process Engineering (Elsevier), 2025 | Publication (DOI) |
| Enterococcus faecalis (entérocoque) | Élimination totale en 15 min en eau chlorée (3,8 à 4,1 log) ; partielle sous UV-A seuls, sans revivification à 24 h | Deux souches, 6 200 à 12 400 UFC/L, chlore 0,2 mg/L (teneur courante de l'eau du robinet) | LCE et IMBE, Aix-Marseille Université – CNRS, 2025 (même publication) | Publication (DOI) |
| 11 contaminants émergents (atrazine, bisphénol A, DEET, ibuprofène, carbamazépine, métolachlore, hormone EE2…) | Dégradés de 2 à 100 % selon la teneur en chlore ; PFAS (PFOA, PFBA) non dégradés | Eau du robinet, chlore 0,2 à 3 mg/L | LCE et IMBE, Aix-Marseille Université – CNRS, 2025 (même publication) | Publication (DOI) |
Pour les médicaments, les pesticides et la chlordécone, les essais sont faits avec de l'eau dopée à des concentrations bien supérieures à celles de l'eau du robinet, afin de pouvoir mesurer la dégradation. L'efficacité dépend de la quantité de chlore présente dans l'eau.
Filtre sous évier OPropre : charbon actif et résine anti-PFAS
OPropre combine 250 g de charbon actif de coque de noix de coco et 70 g de résine échangeuse d'ions, qui retient les PFAS. Il complète le purificateur pour les polluants que la lumière ne dégrade pas : PFAS, métaux lourds, nitrates.
| Polluant | Résultat | Conditions d'essai | Laboratoire, date | Rapport |
|---|---|---|---|---|
| TFA (acide trifluoroacétique, PFAS) | 160 → 1,5 µg/L (−99 %) | 20 L d'eau du robinet dopée, débit 5 L/min | TZW Karlsruhe (Allemagne), laboratoire indépendant, octobre 2025 | |
| PFOA et TFA (PFAS) | 60 à 80 % retenus | Eau potable dopée à 1 mg/L, débit 3 à 7 L/min | LCE, Aix-Marseille Université – CNRS, 2025 | |
| Plomb | Environ 60 % retenus, quel que soit le débit | Eau potable dopée à 1 mg/L | LCE, 2025 | |
| Nitrates | Éliminés à 3 et 5 L/min ; environ 70 % à 7 L/min | Eau potable à 1,35 mg/L | LCE, 2025 | |
| Bisphénol A, DEET, déséthylatrazine | 20 à 80 % retenus (le bisphénol A le mieux) | Eau potable dopée à 1 mg/L | LCE, 2025 | |
| PFOA, PFBA, plomb, chlorothalonil | Capacités de rétention mesurées par composant (résine : au moins 23,8 à 27,4 mg de PFAS par gramme) | Essais de saturation en laboratoire, eau purifiée | Aix-Marseille Université, janvier 2025 |
Durée de vie estimée de la cartouche : 6 mois à 1 an, pour une consommation de 20 000 litres par an environ (LCE, 2025). La résine utilisée dans OPropre provient d'un fabricant dont le matériau est certifié par la Water Quality Association selon les normes NSF/ANSI 44, 61 et 372 (certificat du fabricant) ; cette certification porte sur le matériau, pas sur le filtre complet.
Comment ces essais ont été menés
La plupart des essais ont été réalisés par le Laboratoire de Chimie de l'Environnement (Aix-Marseille Université – CNRS), en partenariat avec Solable, l'entreprise qui conçoit LaVie. La mesure du TFA a été confiée à TZW, un laboratoire allemand indépendant et certifié. Les deux études menées avec le LCE ont été publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture (Elsevier), dont Vedeau et al., Journal of Water Process Engineering, 2025, sur les contaminants émergents et les bactéries fécales.
Nous publions les résultats tels qu'ils sont, y compris quand ils sont partiels : un polluant n'est jamais éliminé à 100 % dans toutes les conditions, et l'efficacité dépend de l'eau de départ (chlore, débit, concentration). Chaque rapport complet est téléchargeable dans les tableaux ci-dessus.
Questions fréquentes
Le purificateur LaVie élimine-t-il le goût de chlore ?
Oui. Le chlore libre, responsable du goût et de l'odeur de l'eau du robinet, baisse de 73 à 80 % en 15 minutes de traitement UV-A (Laboratoire de Chimie de l'Environnement, Aix-Marseille Université – CNRS).
LaVie élimine-t-il les PFAS ?
Le purificateur seul n'est pas conçu pour les PFAS. Le filtre sous évier OPropre les retient grâce à sa résine : −99 % de TFA mesuré par le laboratoire indépendant TZW (160 → 1,5 µg/L), et 60 à 80 % de PFOA et de TFA dans des essais à très forte concentration (1 mg/L).
Quelle différence entre la photolyse UV-A et un stérilisateur UV-C ?
Les UV-C agissent directement sur l'ADN des micro-organismes, au passage de l'eau devant la lampe. La photolyse UV-A de LaVie agit pendant 15 minutes sur l'eau au repos : la lumière décompose le chlore, ce qui élimine son goût et produit des radicaux qui dégradent une partie des polluants organiques, comme certains médicaments et le glyphosate.
Le purificateur LaVie élimine-t-il les bactéries ?
Dans une étude publiée en 2025 (Journal of Water Process Engineering, Aix-Marseille Université – CNRS), 15 minutes de traitement ont éliminé totalement deux souches d'E. coli (3,9 à 4,5 log, soit 99,99 %), avec ou sans chlore, et deux souches d'entérocoques en eau chlorée. Aucune bactérie ne s'est revivifiée 24 heures après le traitement.
Faut-il un filtre ou une recharge avec le purificateur ?
Non. Le purificateur fonctionne sans filtre ni recharge : seule la lumière UV-A agit. Le filtre OPropre, lui, se remplace tous les 6 mois à 1 an.
Qui a réalisé ces essais ?
Le Laboratoire de Chimie de l'Environnement (Aix-Marseille Université – CNRS), en partenariat avec Solable, A5 Science pour l'observation des bactéries, et TZW Karlsruhe, laboratoire indépendant, pour le TFA. Les rapports complets sont en lien dans les tableaux.